jeudi 18 décembre 2008

Ces japonais qui parlent français


Au pays du soleil levant, certaines personnes ont une véritable passion pour notre pays.

De la mini association un brin ringarde, à celle qui impose de montrer patte blanche pour l'intégrer, les 2 associations que j'ai testées sont aux antipodes l'une de l'autre !
Seuls points communs : l'amour de la France et des rencontres étonnantes.


1/ Les amitiés franco japonaise de Yokohama

Ici, on se débrouille avec des bouts de ficelle.
On invente des piécettes de théâtre pour commémorer la mort d'un artiste japonais amoureux de la langue française, on chante de vieilles chansons d'après guerre et on mange de bonnes buches de Noël bien beurrées faites maison.
On y rencontre aussi des personnes de tous types à l'image de ce monsieur de 95 ans qui danse comme un jeune premier (cf vidéo) et publie ses propres recueils de poèmes (le dernier vient de sortir!)


"Mais qu'est-ce que c'est ?"
Notez le déhanchement du doyen de 95 ans !

Pour les plus courageux, voici le
bonus.
Attention aux oreilles !

Apprentissage de la chanson "Mon Beau Sapin"

Étonnant non ?!


2/ Les Amis de la Langue française

Après cette expérience inoubliable, j'ai été conviée par une adhérente à assister à un défilé de kimonos proposée par Les Amis de la Langue française.
Un peu échaudée par ma précédente expérience, je dois avouer avoir légèrement hésité avant d'accepter. Mais comme cette association m'avait été recommandée précédemment, j'ai quand même accepté.

Bien m'en a pris !
Non seulement le défilé était splendide, mais nous avons également eu droit à des explications très fournies sur l'art de s'habiller en kimono par le fondateur de la philosophie du Sodo.
Le Sodo veut élever le port du kimono au rang d'art au même titre que le Sado (l'art de servir le thé), le Judo (l'art de se mouvoir), ou le l'ikebana (l'art de l'arrangement floral).


Voici quelques éléments du discours qui m'ont le plus marquée :
- la pérennité : Saviez-vous qu'un kimono ne présente aucune découpe ? Il s'agit simplement d'une longue pièce de tissu coupée en de larges bandes qui sont ensuite cousues ensemble. Ainsi, les kimonos de grande qualité peuvent traverser le temps en échangeant l'emplacement de chaque pièce en fonction de l'usure, et en les cousant dans un autre ordre.
- la transmission : Grâce à cette extrême simplicité de coupe, le kimono peut être transmis de générations en générations puisqu'il peut s'ajuster par le simple drappage à la corpulence et à la taille de celui ou celle qui le porte. De plus, il ne subit pas les modes puisque le style est donné non pas à priori comme c'est la cas pour nos vêtements occidentaux, mais à postériori au moment du drappage.
- l'équité : les hommes et les femmes portent le même vêtement ce qui montre que l'un et l'autre sont égaux


Explications de la philosophie du Sodo
et présentation de la pièce de tissu initiale qui sera ensuite coupée pour faire un kimono.



Dans les temps anciens, les kimonos des jeunes filles avaient des longues manches afin qu'elles puissent
symboliquement "attraper" les hommes dans leurs manches.
Par la suite, la longueur des manches s'est faite sous l'avant bras.



Kimono de jeune fille à manches longues.
Le kimono de femme marié plus foncé est à manche courte pour marquer la différence de statut



Danse de l'habillement. Grâce et doigté sont de rigueur


Démonstration de nouage du obi (noeud du kimono) en forme de fleur, véritable origami de tissu


3 lauréates du concours de kimono nous présentent le nouage de leur obi


Kimono à 12 épaisseurs de tissus précieux. Une merveille !



Habillement d'une jeune mariée

Petite anecdote :
Saviez-vous qu'il existe une
École Supérieure de Kimono à Tokyo ? Les élèves y apprennent l'art de porter le kimono et la philosophie qui s'y rattache.
École Sodo de kimono. "Se vêtir d'un kimono souligne l'importance de la beauté, mais connaitre la philosophie et les convenances associées au port de ce vêtement est aussi indispensable"

Pour en savoir plus sur le kimono

mercredi 17 décembre 2008

Shanghai : ses séminaires et ses cours de cuisine


Avant de partir en congé de Noël, Marco a passé une semaine à Shanghai.


Pour les curieux, voici donc quelques images qu'il a ramenées de là bas.
Une ville moderne, où grattes-ciels, 6 voies, et statues futuristes font partie du décors.




Voici la troupe des acheteurs de la zone Asie. Indonésiens, japonais, chinois, thaïlandais, français, italiens (c'est Marco !) ... une équipe joyeusement internationale.


Après le travail, le réconfort. La petite troupe s'est offert un team building autour d'un cours de cuisine dans le restaurant français le plus chic de Shanghai, le "Sens and Bund".
Au menu :
- Truffle soup with pumpkin purée
- "Lutee" scallops (coquilles saint jacques)
- Macarons with chocolate ganache
A quand la validation des acquis dans notre cuisine tokyoïte ?


samedi 6 décembre 2008

L'automne au bout de l'objectif


Les japonais adorent la photo. Je ne pense pas vous apprendre grand chose en vous disant cela.
Mais sachez qu'ils adorent également la nature.

Vous avez donc maintenant toutes les informations en main pour comprendre cette photo :


ainsi que celles-ci :

Vous l'aurez compris, les japonais ne se contentent pas d'apprécier l'automne, ils le photographient (voire le mettent en scène en l'associant à de jolies mannequins aux jupes forcément très courtes !)

Alors, dans un esprit toujours plus poussé d'intégration, nous avons nous aussi sorti notre appareil photos, avec plus ou moins de réussite. Pour preuves :

- Les rouges

- Les dorés :

- Et même les tentatives de photos artistiques ! :



Désolée, pas de mini jupe pour nos mannequins européens, culture oblige...


vendredi 5 décembre 2008

Episode 8 : la fin d'un beau voyage ... de noce !


Notre voyage se termine par la visite de la baie mystique de Phang Nga.

Après notre excursion grand luxe à Khô Phi Phi sur un hors board pour nous tous seuls, nous avons décidé de faire appel au système D pour cette 2è excursion, en partageant un bateau avec d'autres résidents de l'hôtel.
Bien nous en a pris : cette excursion nous a coûté 6 fois moins cher que la précédente, tout en nous préservant une liberté totale d'itinéraire et une intimité absolue !

Nous voici donc embarqués sur un adorable long tail boat, avec un couple d'allemands, une mère et sa fille italo-allemandes, et notre batelier.


Et c'est parti pour une journée fabuleuse, loin des hordes de touristes !

Notre batelier et son bateau

La baie de Phang Nga, ce sont d'abord des centaines de pitons rocheux plantés dans la mer, à perte de vue. Un paysage à couper le souffle !

nb : mille excuses pour les tâches sur l'objectif. La mer, ça génère des embruns !.






Le clou de notre excursion fut sans conteste la visite de grottes nichées au milieux de pitons rocheux, aboutissant à d'improbables îlots de verdure. Le contraste entre le chemin sombre parcouru dans la grotte et l'îlot de luminosité à sa sortie est saisissant.

- Ici un premier îlot aux allures de paradis perdu :





- Là un 2è îlot qui, à marée basse, laisse apparaître sa végétation de mangroves. De quoi s'amuser à faire des photos de star !




Nous faisons une halte au Gipsi village, qui, malgré sa surexploitation touristique, reste une étrangeté : un village entièrement monté sur pilotis, posé au beau milieu de la baie de Phang Nga. Nous débarquons une fois les masses de touristes parties, ce qui nous permet d'observer la vie tranquille de ce village pas comme les autres.






Nous finissons cette journée extraordinaire par la visite de l'arbre le plus vieux de Kho Yao Noi. De quoi méditer sur le temps qui passe...


Voilà.
Notre voyage en Thaïlande se termine ici.

Un grand merci à tous ceux qui, par leurs généreuses participations à notre mariage, nous ont offert ce fabuleux voyage, qui se révélera être...
le plus beau voyage de noce que nous ayons pu rêver !